mardi 13 mars 2012

Troque stilettos contre bottes en caoutchouc!!!

Ouupss! Mille pardons pour cette recette tardive.
Figurez-vous que j'ai d'excellentes excuses. Ahem...(sifflote, sifflote, sifflote...)...
Contrairement à ce que certains peuvent croire, j'étais tout simplement occupée à cuire au soleil, les doigts de pieds en éventail submergée de travail.
Comment ça, vous ne me croyez pas? Entre les soirées entre amis le bêchage, la lecture d'un super manga sur une chaise longue le désherbage, etc etc...j'étais terriblement débordée!!!
Ok je mets 3h à retourner 1m2 de terre (caillouteuse), mais en attendant mes petits muscles sont mine de rien bien fatigués en fin de journée (on ne me surnomme pas force de mouche pour rien!). Pour vous dire que c'est en luttant tant bien que mal contre le marchand de sable que j'ai pu finir de regarder TOP CHEF l'autre soir (le traitre qui se fait attendre en temps normal m'a prise de court une fois le repas terminé).
Malgré mon dur labeur, j'ai quand même la chance de pouvoir profiter de la douce chaleur des rayons du soleil.
Bon,après tout un après-midi à communiquer avec les lombrics et les coccinelles, et en attendant le dîner, une pause gourmande est une sacrée récompense.Des petites brioches façonnées par mes propres mains, du thé et un yaourt, et je peux enfin terminer la journée en lisant ce fameux bouquin cité plus haut.


La petite brioche qui monte qui monte, qui monte!!!!!!
Attention, je vous aurais prévenu....



1ère étape: L'éponge.
85mL de lait entier
20g de levure fraîche
1 oeuf
60g de farine de gruau


Délayer la levure dans un peu de lait. Dans un saladier, mélanger l'oeuf, le lait et la levure.
Verser cette préparation dans le bol du robot (avec la force des bras ça fonctionne aussi), et incorporer 180g de farine.Pétrir 5 minutes.

Une fois le pâton amalgamé, verser en pluie les 180g de farine restante sur la pâte. NE PLUS TOUCHER A RIEN et laisser pousser environ 1h à température ambiante.


2ème étape: la pâte à brioche.
L'éponge
70 à 100g de sucre en poudre (tout dépend si on aime bien sucrée)
1/2 cuillère à café de sel
4 oeufs battus
180g + 20g de farine de gruau
170g de beurre doux à température ambiante coupé en dés


Verser le sucre, le sel, les oeufs et les 180g de farine sur l'éponge,et pétrir au moins 20 minutes.
Si vous voyez que la pâte ne se décolle pas des bords du bol, ajouter petit à petit les 20g de farine supplémentaire.

Ajouter petit à petit le beurre et continuer de pétrir jusqu'à ce qu'il soit bien incorporé.
Déposer le pâton dans un saladier et recouvrir d'un torchon humide, et laisser pointer 2h à 2h30 (le temps qu'il double de volume).
Une fois qu'il est prêt, façonner la brioche.Tout est permis, tresses, brioche à tête...Là j'ai choisi des petites briochettes nattées en divisant la pâte en portions de 100g environs.




Laisser reposer encore 1h. Pendant ce temps, préchauffer le four à 180°c.
Dorer au pinceau avec un peu de lait. Ici j'ai peu sucré la pâtes et je les ai parsemées de perles de sucre. 
Enfourner une vingtaine de minutes. Le temps dépend de la forme de la brioche (50minutes environ pour une grosse brioche à tête). La lame du couteau doit ressortir sèche.
Si la brioche se colore trop, la couvrir à mi cuisson d'un papier d'aluminium.

jeudi 1 mars 2012

On pourrait presque manger dehors...


"C'est le "presque" qui compte, et le conditionnel. Sur le coup, ça semble une folie. On est tout juste début mars,(...), le soleil est venu avec une intensité mate, une force tranquille. Le repas du midi est prêt, la table mise. Mais même à l'intérieur, tout est changé. La fenêtre entrouverte, la rumeur du dehors, quelque chose de léger qui flotte.
" On pourrait presque manger dehors". (...) Trop tard? L'avenir sera ce que vous en ferez. La folie vous poussera peut être à vous précipiter dehors, à passer un coup de chiffon fiévreux sur la table du jardin, à proposer des pull-overs (...). Ou bien vous vous résignerez à déjeuner au chaud -les chaises sont bien trop mouillées, l'herbe si haute...(...)
Philippe Delerme, La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules. 


Je n'ai pas pu résister à partager ces quelques lignes.Depuis quelques jours le soleil est au rendez-vous et les températures commencent à être agréables.Aujourd'hui, premier jour du mois de mars, en allant me ballader, j'ai du retirer ma légère veste et me suis retrouvée bras nus.N'ayant pas pu déjeuner à l'extérieur (la table du salon de jardin étant toujours à l'abris), j'ai quand même profiter de ces doux premiers rayons en tondant le gazon, afin de préparer la belle saison.
Bon, voici une recette pour des futurs déjeuners sur l'herbe.


Mini cakes aux tomates cerises et à la feta.



Pour 6 mini cakes:
120g de farine
œufs
1 yaourt nature brassé
1/2 sachet de levure
18 tomates cerises (du jardin quand ce sera la saison)
100g de feta
1 petite botte de basilic (du jardin)
Sel et poivre

Préchauffer le four à 180°c
Couper la feta en morceaux. Hacher le basilic.
Dans un bol, mélanger les œufs au yaourt.Ajouter le basilic.
Incorporer la farine, le fromage, puis la levure.
Verser la pâte immédiatement dans les moules et décorer avec les tomates cerises.
Enfourner durant 20 à 30 min (la lame du couteau doit ressortir sèche).




vendredi 24 février 2012

en attendant la suite...


Parfois, dans les recettes, on peut avoir besoin d'un ingrédient spécifique,mais qu'il serait dommage d'acheter tant sa confection est simple, rapide, et encore plus goûteuse...(et puis parfois ledit ingrédient n'est pas facile à dénicher ou hors de prix).
Ces deux recettes m'auront pris beaucoup moins de temps qu'il n'en fallait pour écrire ce post.Mais attention à ne pas les faire trop longtemps à l'avance,ou alors cacher les petites cuillères de votre vue et lesdits bocaux également,car il y a un risque que vous n'en ayez plus en quantité suffisante pour votre recette de base!!!!Mais pour les moins gourmands (où les plus résistants à la tentation?), avec un peu de chance, il restera un fond de pot où l'on pourra ne pas attendre son reste si on le souhaite.

Lemon curd (sans beurre.)
Cette version n'a absolument rien à envier à celle avec beurre, sinon son nombre de Calories.


Pour pratiquement deux pots de confitures:
4 citrons non traités
135g de sucre
3 oeufs battus en omelette
1 cuillère à soupe de maïzena
Prélever les zestes et le jus des citrons.

Dans une casserole, délayer la maïzena dans le jus de citron.Ajouter le sucre et les zestes.
Mettre la casserole au bain-marie, et ajouter les oeufs.A partir de ce moment, il ne faut pas cesser de battre la préparation, jusqu'à ce qu'elle épaississe.
Retirer du feu et mettre en pot.Laisser refroidir et conserver au réfrigérateur quelques jours.

Le salidou (ou caramel au beurre salé à tartiner)....
Autant la recette précédente était allégée, autant celle ci ne l'est absolument pas!Avec seulement 3 ingrédients (du sucre, du beurre et de la crème fraîche), c'est une bombe calorique qui nous fait oublier notre régime!



Pour un pot de confiture:
120g de sucre roux (le goût sera plus intense)
180g de crème fraîche épaisse
90g de beurre salé.

Faire un caramel à sec: faire fondre le sucre sans rien d'autre dans une casserole à feu très doux.Ne pas remuer avec une cuillère, mais juste en faisant un 8 avec la casserole (sinon ça forme des paquets)
Une fois que le sucre est bien fondu, ajouter la crème fraîche en petite quantité (une cuillère à soupe à chaque fois), et remuer de la même façon.
Ajouter les morceaux de beurre un à un hors du feu en remuant vivement avec une cuillère.
Remettre sur le feu quelques minutes pour épaissir (tout en continuant de remuer).
Verser dans un pot et conserver à température ambiante. 
En attendant la suite, ne soyez pas trop gourmands...
  


mercredi 15 février 2012

Kleñved ar gêr(*)


Me voilà de retour, après quelques jours de vacances au bord de "la petite mer"...Ben oui, je suis logique, je pars en montagne l'été et à la mer l'hiver!
Mais du coup,pas de vague touristique où l'on cherche désespérément un petit bout de sable vide pour y déposer sa serviette,et pas de file d'attente interminable pour les télésièges....Bon il faut bien avouer qu'en hiver,sur les côtes, on passe quand même beaucoup de temps à trouver un resto ou un bistrot ouvert,et qu'on ne peux pas trop profiter des terrasses alors pourquoi y aller?



C'est vrai, on y va pas en petits maillots pour lézarder cramer,mais bien emmitouflé dans des gros manteaux, écharpes, bonnets et gants...On y va pas pour se baigner barboter,on laisse la mer aux surfeurs qui jouissent de ne pas avoir à la partager avec des Brice de Nice.La mer ce n'est pas seulement cette petite pataugeoire durant la belle saison,ni les marées où l'on vient avec ses bottes et son sceau pêcher les crabes mous, ramasser les coques et les bigorneaux....


On y va pour profiter de l'espace vide que nous partageons avec quelques mouettes rieuses, qui parfois troublent le silence de leurs cris rauques.


Pour regarder la mer danser,les rouleaux se former et s'éclater contre les rochers.


Pour voir les reflets changeant de l'eau,tantôt turquoises malgré le ciel sombre, tantôt argentés.Pour sentir le vent frais fouetter le visage.


Vacances nostalgiques...Quand j'étais enfant j'habitais à quelques minutes de la côte.On y allait régulièrement l'hiver, et nous nous réchauffions après avec un bol de chocolat, plus rarement l'été,ou alors tôt le matin et en fin d'après midi pour éviter la vague de homards rouges luisants.


On y allait bien évidemment lors des grandes marées où notre défis à moi et mes frères était de savoir qui avait le sceau le plus lourd tout en sachant que nous ne mangerions pas le fruit de notre récolte.J'ai beau être une bretonne de la mer, je n'aime pas les coquillages et les crustacés...Je mange depuis peu des moules et j'ai essayé encore durant ce séjour de goûter les huîtres.Cette dernière tentative fut plus fructueuse que la fois précédente,la petite sauce aux échalotes aidant, mais même si j'ai pas trouvé ça si infâme,je ne peux pas encore affirmer que c'est bon.... 


Nous allions aussi à la criée chercher du poisson fraîchement débarqué (on cherchait des yeux s'il y avait un requin).Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un endroit de vente aux enchères de poissons et crustacés avant que ces derniers rejoignent les étalages des marchés, principalement réservée aux professionnels mais certaines sont ouvertes au public.Je crois que ça ne se passe plus trop comme avant où seul le vendeur "criait" et les acheteurs hochaient de la tête,mais que tout se fait en silence (je me demande bien comment du coup).Mais pour ceux qui sont curieux de voir comment c'était et qui ont la chance de voyager à l'étranger,c'est un peu comme le marché aux poissons de l'île de Djerba par exemple.


Voilà, pas de recette aujourd'hui mais juste quelques photos.J'avais promis à Amélie de lui en montrer.Elle qui vit sur une île paradisiaque a ,quand même,(*)le mal du pays!

mercredi 1 février 2012

Un avant goût du paradis...


Il y a quelques jours une amie qui se teste à la cuisine m'a demandé si c'était normal que sa préparation soit toute jaune et toute liquide...Bien qu'il faille suivre l'ordre d'incorporation des ingrédients d'une recette à la lettre (le résultat final, surtout en pâtisserie peut être différent) il est parfois utile de savoir un peu à ce que l'on va faire car essayer d'avoir un mélange homogène en incorporant le mascarpone hyper compact au blancs en neige hyper fragiles sans les casser, heu ben personnellement je n'y arrive pas...  Je lui ai dit que j'en ferais un pour lui montrer qu'on peut très bien couper des parts dans ce gâteau....Et puis hasard de circonstance, c'est bientôt la Saint Valentin et s'il y a un dessert à faire pour déclarer sa flamme, c'est bien le tiramisu!!!!!
Drôle de nom pour cette recette d'origine italienne, signifiant "emmène moi au (7ème?) ciel".Très poêtique, il provient d'une légende qui dit que, pendant la Renaissance, les Vénitiennes faisaient du tiramisu pour en manger avec leurs amants le soir, croyant que ça leur donnerait plus d'énergie...
Voilà pour la petite histoire.Il est vrai que ce dessert est loin d'être light, mais ne me demander pas s'il tient réellement ces faits: je vous laisserai juger de vous-mêmes!!! Mais une chose est certaine, le tiramisu nous fait fondre de plaisir.....
Ce sera donc la version classique au café que je vous propose ici.Ceux qui me connaissent savent que je n'en bois jamais.Autant j'adore son odeur, sa couleur, le rituel qu'il y a autour (je m'en fiche je me suis instauré aussi un rituel avec mon thé en vrac...),le bruit de l'eau qui passe dans le filtre....mais pas le goût!On me demande parfois comment ça se fait que, moi qui croque une racine de gingembre à pleines dents, je ne parviens pas à aimer cette indescriptible amertume de ce breuvage.Même en y ajoutant du sucre (je n'aime pas non plus sucrer mes boissons), ça ne passe pas.Je me suis pourtant forcée,et le cappuccino est bien tentant, mais je ne parviens jamais à terminer une tasse ..Je me disais petite que c'était une boisson de "grandes personnes" et je dois visiblement ne pas encore faire partie de cette catégorie....Toutefois, il faut bien des exceptions pour confirmer les règles, j'accepte de manger quelques gâteaux qui ont une base de café, comme le tiramisu ou l'opéra (mais pas les éclairs ni les religieuses....), alors peut être que ça viendra avec le temps....


Tiramisu version classique:




Pour 8 personnes (ben oui désolée je n'ai que la recette version familiale!)
3 oeufs
130g de sucre en poudre
250g de mascarpone
20cL de cème fraiche épaisse
2 tasses d'expresso refroidies
5 cuillères à soupe d'Amaretto (liqueur d'amande), ou de Marsala (vin italien)
une trentaine de biscuits à la cuillère
Du cacao en poudre. 

Séparer les blancs des jaunes.
Fouetter les jaunes avec 100g de sucre, jusqu'à ce que le mélange blanchisse (mathilde: ça permet de ne pas avoir un tiramisu jaune poussin!)
Ajouter le mascarpone jusqu'à ce que le mélange soit bien lisse et fluide, puis la crème fraiche et réserver la préparation.
Battre les blancs en neige très ferme, en ajoutant le reste de sucre en deux fois.
Ajouter la préparation au mascarpone et mélanger très délicatement.
Tremper rapidement les biscuits dans le mélange café/amaretto et les disposer dans le fond d'un cercle à entremet ou dans des verrines.
Recouvrir de la moitié de la préparation, disposer une nouvelle couche de biscuits trempés et terminer par le reste de préparation.
Laisser prendre toute la nuit au frigo.
Au moment de servir, saupoudrer de cacao en poudre. 

lundi 16 janvier 2012

Par ici la bonne soupe!...


La soupe.......rien que d'entendre ce mot nous fait penser à ces grimaces que nous faisions devant notre assiette lorsque nous étions gamins. "Mange ta soupe, ça fait grandir!" Hum, alors quelqu'un peut m'expliquer pourquoi je suis (encore) petite?
Maintenant que nous savons que ce ne sont pas des potions magiques, il n'en reste pas moins qu'elles ont quand même pas mal de vertus.Par leurs qualités revigorantes, elles sont très appréciées par ces moments de grands froids.Et puis c'est un très bon allié santé en permettant le rééquilibrage nutritionnel (apport de portions de fruits et légumes).De plus, elles nous permettent de ne pas (trop) grossir en nous rassasiant.Alors qui a dit que la soupe c'était ringard?On se remet à cuisiner de délicieux veloutés en oubliant le consommé fourre-tout de nos souvenirs.


Velouté de panais,écume de lardons fumés.



Pour 4 personnes:
Pour l'écume:
20 cL de crème fraîche liquide entière
1 barquette de lardons fumés

Faire revenir les lardons dans une poêle à feu vif.Pendant ce temps là, porter à ébullition la crème, puis faire infuser les lardons dans celle ci durant une demie heure.
Passer au chinois et verser la crème dans un siphon.Ajouter une cartouche de gaz et réserver au frais. 

Pour le velouté:
600g de panais
1 oignon de taille moyenne
2 gousses d'ail
1 filet d'huile d'olive 
1 litre d'eau
sel et poivre
20 cL de crème fraîche liquide

Dans une casserole, faire fondre l'oignon et l'ail émincés dans l'huile.Une fois dorés, ajouter les panais coupés en morceaux, puis l'eau.Saler et poivrer.Porter à ébullition et laisser cuire 40 minutes à couvert.
Égoutter les légumes en récupérant le bouillon.Mixer les panais avec la crème fraîche, tout en ajoutant le bouillon petit à petit jusqu'à obtenir une consistance légère.
Pour le dressage, comme le velouté est chaud, l'espuma ne tient pas et se liquéfie très rapidement.Donc pour des soucis d'esthétisme, pour la photo j'ai mélangé les deux préparations.Servir avec les lardons qu'on aura récupérés dans le chinois.





Velouté de carottes à l'orange


Pour 4 personnes:

1kg de carottes
1 orange non traitée
1L de bouillon de volaille dégraissé
15cl de lait
1 morceau de gingembre
1 pincée de cumin en poudre et graines de cumin


Eplucher les carottes, les détailler en rondelles et les faire cuire dans le bouillon une trentaine de minutes à couvert.
Prélever les zestes de l'orange et la presser pour récupérer le jus.
Au bout de 30 minutes, ajouter le jus d'orange et le gingembre  et laisser cuire encore 10 minutes. 
Mixer et ajouter le lait.Remettre sur le feu, ajouter le cumin en poudre et bien mélanger.
Servir bien chaud avec les zestes d'orange et des graines de cumin. 


mardi 10 janvier 2012

Origami de ravioli


"C'est lundi mardi, c'est ravioli!"
Non je ne vais pas vous sortir une boîte de conserve d'une marque archi connue.
On a tendance à associer les ravioli à l'Italie mais bien que nos voisins européens soient les maîtres incontestés des nouilles en tout genre, rendons à César ce qui est à César.Et en l'occurence, Marco Polo et autres marchands ont rapporté de leurs voyages en Orient (et Chine plus précisément), ce savoir faire.
Alors comme j'ai envie d'évasion et qu'il faut bien que j'occupe mes après midi,j'ai décidé de faire des jiao ze pour le diner.
Comme tous ravioli,ce n'est pas compliqué à faire, celà demande juste un peu de temps pour le pliage des feuilles.


Jiao ze



Pour une trentaine pièces
Des feuilles de ravioli (ou feuilles de Won ton au rayon frais des magasins asiatiques)
environ 400g de poulet cuit (ou porc)
2 blancs de poireaux
5 feuilles moyennes de chou fleur
2 gousses d'ail
1 morceau de gingembre
de la ciboulette
2 cuillères à soupe de sauce soja
Un peu d'huile d'olive.


Préparation de la farce:Emincer les poireaux et le choux.Faire suer les légumes et la ciboulette dans une poêle avec un filet d'huile d'olive. Hacher la viande avec l'ail et le gingembre.Ajouter les légumes et redonner un coup de mixer.Compléter avec la sauce soja, bien mélanger la farce.

Préparation des ravioli:Disposer près de vous un petit bol rempli d'eau et un pinceau.Mettre une feuille de Won ton sur une planche à découper et déposer en son centre une cuillère à café de farce.
Avec le pinceau, mouiller deux cotés adjacents du carré de pâte et le replier sur lui même de façon à obtenir un triangle.Bien presser les bords pour qu'ils restent collés.
C'est là que la technique d'origami commence: remouiller les 2 bords libres du triangle.
1:Prendre le milieu (B) d'un de ces côté (grosso modo), et le plier sur la pointe gauche (A)
2:prendre l'autre pointe du même coté (C), et la plier sur ce même point (A+B) (compris?)
3:Puis, prendre le milieu de l'autre coté adjacent (D), et le plier de nouveau sur ce point
4:et enfin, terminer par la dernière pointe (D) qu'on replie également au centre.


Cuire les raviolis à l'eau bouillante environs 3 à 4 minutes. (parfumer l'eau de cuisson avec un cube de bouillon Pho).On peut soit les manger ainsi, soit les faire revenir dans une poêle avec un peu d'huile pendant quelques minutes.Servir avec la sauce.

Pour la sauce:3 cuillères à soupe de sauce soja2cuillères à soupe de miel1cuillère à soupe d'eaudes graines de sésames.Mélanger tous les ingrédients ensemble.



vendredi 6 janvier 2012

Tirons les Rois


Ah! la revoilà, 
La fête des Rois,
Au mois de Janvier,
Noël est passé.
La fête des Rois, 
Oui, la revoilà,
Tirons, tirons-là
Et puis on verra! 


Et oui, l'heure de la galette a sonné!  Mais ce sera pour un autre jour, aujourd'hui je n'avais pas envie de pâte feuilletée mais d'une brioche bien moelleuse, alors surprise voici une Couronne des Rois plus populaire dans le sud de la France que par ici.Sous la croûte dorée, une mie bien aérée et délicieusement parfumée,cette année la pogne sera ma préférée!

Couronne des Rois:




Ingrédients:
250g de farine de gruau
3 oeufs battus
25g de sucre
5g de sel
12g de levure de boulangerie fraiche
20g de lait
150g de beurre
70g de fruits confits (cerises, oranges, citrons, angéliques....)coupés en morceaux + quelques uns pour la déco
Le zeste d'un citron et d'une orange non traités
1 cuillère à soupe de rhum
2 cuillères à soupe d'eau de fleur d'oranger
Sucre en grain pour la déco.


Faire fondre la levure dans le lait tiédi (attention à ne pas trop chauffer le lait, ça tuerai les levures!)
Mettre toutes les poudres dans le bol du robot, ajouter la moitié des oeufs, et le mélange lait/levure.Pétrir à faible vitesse afin d'obtenir une pâte homogène.Ajouter le quart des oeufs restants, le rhum et l'eau de fleur d'oranger.Continuer à pétrir environ 10 minutes à vitesse moyenne.La pâte doit se décoller des bords.
Incorporer petit à petit le beurre coupés en dés.Pétrir jusqu'à ce que la pâte se décolle à nouveau des parois.
Ajouter alors les fruits confits, les zestes d'agrumes.Mélanger quelques secondes afin de tout bien incorporer.
Laisser reposer la pâte 2h à température ambiante (recouvrir le bol d'un linge propre humide).
La rabattre pour chasser l'air, lui donner une forme de couronne (ne pas oublier de cacher la fève!!!!).Déposer le pâton sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé.Dorer avec le reste d'oeufs battus et laisser pointer la pâte encore 2h à température ambiante.Redorer la pâte, entailler le dessus avec un couteau, parsemer de perles de sucre et enfourner environ 15 à 20 minutes à 180°c (th6).

Laisser tiédir et décorer de fruits confits.



jeudi 29 décembre 2011

Bête comme chou!!!!!!

Les week end de décembre sont généralement chargés, entre les achats des cadeaux, la confection de bredeles,on arrive facilement aux fêtes sans qu'on s'en soit rendu compte.
Cette année, pas de maneles, ni de pain d'épices.J'ai consacré mon temps libre à la réalisation de chouquettes, afin d'être au top sur la pâte à choux pour mon repas du 31....C'est vraiment pas difficile à faire, à condition de suivre correctement les étapes.... 





Pâte à choux:
250g d'eau (ou mélange 2/3 eau, 1/3 lait)
125g de beurre doux
4g de sel
5g de sucre en poudre
150g de farine
environ 5 oeufs, battus un à un


Porter lentement à ébulition l'eau, le sel, le sucre et le beurre.Ajouter la farine en une seule fois, hors du feu.Bien dessecher le mélange remis sur feu doux pour avoir des choux légers et gonflés (la préparation doit former une fine pellicule au fond de la casserole).
Pour obtenir la bonne consistance finale, déposer le mélange dans le bol d'un robot et le faire tourner pour refroidir, avant d'incorporer les oeufs un à un (on peut ne pas tous les mettre, et faire tout ça aussi à la main, ça prend juste un peu plus de temps mais ça fait les muscles!)
Dresser à la poche la forme que vous voulez, (soit pour des choux, soit pour des éclairs), et dorer avec le reste d'oeuf battu (cela évite que le choux ne retombe après la cuisson).Ajouter ici des perles de sucres, amandes ou autre suivant ce que vous désirez.
Cuire à chaleur tournante à 180°c (th 6), sans ouvrir la porte du four pendant la cuisson, durant 15 à 20 minutes. 


mercredi 28 décembre 2011

Ma première recette de cuisine....

 ...et autres plaisirs gourmands.....


Personnellement, j'ai toujours été dans les jupons de maman lorsqu'elle préparait à manger. Nonobstant l'étroitesse de la cuisine américaine de notre ancienne maison, j'étais au départ assise sur le plan de travail,puis debout sur une chaise ou un marchepieds, à regarder ce qu'elle faisait, piocher des morceaux ou lécher le saladier qui contenait la préparation d'un gâteau au chocolat, puis j'ai pu commencer à l'aider, mélanger une pâte, peser des ingrédients.....Et enfin, viens le jour où elle m'a laissée faire ma première recette toute seule, comme une grande.....Oh j'étais haute comme trois pommes (j'entends déjà certains rirent....), et cette préparation, je la connaissais déjà par coeur. Pas besoin de regarder le cahier d'écolier sur lequel le mode opératoire était retranscrit par une écriture irrégulière (la mienne, quelques années plus tôt, quand j'étais encore au stade d'observation/commis de cuisine), mais je l'ai mis quand même à côté de moi, tel un pense bête, au cas-où...Pour l'occasion, et j'ai eu le droit d'enfiler mon premier tablier ,so chic, c'était le tablier de serveuse de ma maman, en broderie anglaise...maintenant j'ai laissé tomber le tablier sauf dans de très rares cas,car je trouve ça pas très classe en fait!.Je me revois casser les oeufs avec délicatesse afin de ne pas avoir de morceaux de coquilles qui tombent dans le plat. «Par tout un rituel de sagesse et d'attente, on voudrait maîtriser le miracle qui vient de se produire et de s'échapper.» On regarde avec satisfaction à travers la porte du four la couleur dorée du gâteau et sa forme bien gonflée....Aujourd'hui encore, je me surprends parfois à trépigner de joie lorsque je parviens au résultat escompté (je pense à la première fois que j'ai réussi à avoir une collerette sur mes macarons,)
Mon métier je ne l'ai sans doute pas choisi par hasard...Mélanger cuisine et chimie/biologie,vous obtenez un mortier et un pilon, symboles représentatifs de ma profession....Et oui,comme le disait Hippocrate, « Que ton aliment soit ta seule médecine... », une préparation culinaire est en somme une préparation médicale... 
Bon je ne vais pas prêcher la bonne parole niveau alimentation, ce n'est pas mon rôle et bien que j'essaye de faire attention à ce que je mange, il n'en reste pas moins que je suis quelqu'un de gourmande qui succombe beaucoup à la tentation de Belzébuth. Alors promis,ce sera sans complexes que je posterai les recettes de mes péchés.....

Pour commencer ce blog je vous propose donc cette fameuse recette que j'ai confectionnée toute seule pour la première fois: le fameux far breton.

Ingrédients pour un petit plat.

3 oeufs
150g de farine
150g de sucre
500mL de lait
des pruneaux (ou des raisins...)


Préchauffer le four à 210°c (th 7)
Dans un saladier, mélanger la farine et le sucre.Ajouter les oeufs à un un, puis quand la pâte est homogène, verser le lait à température ambiante petit à petit.
Beurrer un plat, disposer des pruneaux puis verser la préparation.
Enfourner durant 45 min environ (en baissant la température à 180°c (th 6) au bout de 10 minutes.La pointe du couteau doit ressortir sèche.

Mon petit plus, une fois le far cuit, je dépose une noisette de beurre (salé of course), sur le dessus.
On peut également le parfumer avec une liqueur.